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Pourquoi la démarche CBA

L'apprentissage en France

Aujourd’hui, plus de 320 000 jeunes de 16 à 25 ans ont choisi la voie de l’apprentissage au sein d’un Centre de Formation des Apprentis (CFA). Ils partagent leur temps entre formation en entreprise et enseignement théorique pour se spécialiser parmi de multiples domaines à l’instar du commerce, hôtellerie, industrie, électronique, que ce soit dans le secteur public ou privé.

Formation aux bénéfices complémentaires pour l’apprenti et l’entreprise, elle permet au premier d’obtenir un diplôme tout en disposant d’une rémunération et de la supervision de son maître d’apprentissage et à la seconde d’embaucher un salarié motivé et accompagné en interne.

Les personnes concernées

L’ANLCI a constaté que plus d’un tiers des apprentis au niveau V (CAP) avaient des difficultés avec les compétences de base, un problème à la fois social et économique pour notre pays.

Les chiffres recueillis à l’issue de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC), grâce aux tests de lecture et d’écriture proposés, constituent un outil utile pour la détection des jeunes en situation d’illettrisme: en 2010, 5.1% des jeunes ayant passé les tests étaient concernés. Or, selon les chiffres des évaluations en lecture des Journées d’Appel à la Défense (JAPD, remplacé par la JDC) de 2010, près d’un jeune sur cinq issu d’une filière professionnelle connait des difficultés de lecture, contre un jeune sur dix parmi l’ensemble des jeunes.

Les apprentis concernés par l’illettrisme dressent souvent le constat suivant : « en CM1 j’avais déjà du mal », « avant quand je rentrais en cours, je posais mon sac et c’est tout ». Les responsables des CFA interrogés présentent les jeunes qui arrivent dans leurs établissements comme sortant de la troisième, de la troisième SEGPA ou issus d’une réorientation de parcours. Certains ont « un passé scolaire douloureux » et ont été « en rupture familiale ou sociale ». Ces difficultés se superposent au déficit en compétences de base que certains connaissent et y remédier semble inaccessible aux jeunes concernés. « Beaucoup étaient dans le déni » explique une des dirigeantes de CFA, et la mission principale des formateurs devient alors celle d’une « remise en confiance ».

Parce que l’apprentissage en France doit être un tremplin professionnel et social pour les jeunes qui s’engagent dans cette voie, il est nécessaire de valoriser cette orientation et de ne pas la considérer comme une voie de garage.

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Les enjeux

La démarche CBA répond à des enjeux majeurs : en effet, les difficultés de certains apprentis avec les compétences de base constituent un obstacle pour l’obtention du diplôme. La partie de formation dite « générale » demeure difficile à suivre et l’accès au niveau de maîtrise requis pour le diplôme devient laborieux.

De plus, compte-tenu des exigences des situations de travail aujourd’hui (communication au sein de l’entreprise, respect de consignes, contraintes liées à la sécurité) qui imposent une maîtrise du lire, écrire, compter, l’accès des apprentis en situation d’illettrisme à l’autonomie professionnelle se trouve compromis.

Le contexte de l'expérimentation

Cette expérimentation est née d’une première expérience sociale en région Provence-Alpes-Côte d’Azur auprès de CFA, conduite et financée par l’ANLCI et le Fonds Social Européen (FSE) en 2008. Les résultats de l’engagement de l’agence sur la question des compétences de base des apprentis ont été présentés dans le cadre du Forum Permanent des Pratiques (FPP) et ont donné naissance à un «  kit du praticien», conçu comme un mode d’emploi pour agir et mis à disposition des acteurs en 2009.

La même année, le Fonds d’Expérimentation Jeunesse (FEJ) a été créé par le Haut-Commissariat à la Jeunesse et aux Solidarités Actives, dans le but de financer des expérimentations au service de la réussite scolaire des élèves et de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes de moins de vingt-cinq ans. Un appel à projet a été lancé, auquel l’ANLCI a répondu en présentant son plan d’expérimentation autour de la question de la sécurisation des parcours des apprentis et de la lutte contre les ruptures de parcours. Ce projet a été sélectionné et soutenu par le FEJ jusqu’en juillet 2011.

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