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La Coopérative des solutions - Guyane

La Coopérative des solutions pour garantir l'accès à la formation

des personnes en difficulté avec les compétences de base en Guyane

Action co-financée par le Fonds social européen

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« Co-construire sur les territoires des solutions pour garantir l’accès à la formation
des personnes ne maîtrisant pas les compétences de base »
Présentation générale du projet

Période prévisionnelle de réalisation : 01/04/2020 au 31/12/2020

Coût total prévisionnel : 112 294,90 €

Aide sollicitée, volet national FSE : 90 734,28 €

Axe prioritaire 5 : Conduire une politique concertée, à l'échelle du territoire et professionnaliser les acteurs pour une mise en œuvre efficace des politiques publiques en faveur de l'insertion, de la formation et de l'emploi

OT/PI/OS 5.11.2.8 : Renforcer les compétences des acteurs et leur mise en réseau

 

Inventer autrement, construire ensemble des solutions pour l’accès de tous aux compétences de base.
Un programme national décliné localement, imaginé et piloté par l’ANLCI avec l’aide du Fonds Social Européen.

La déclinaison de la Coopérative des Solutions en Guyane est accompagnée et animée par L’association de formations et d’actions sociales – AFAS Martinique Guyane

 

Contexte général

Une meilleure maîtrise des compétences de base permet de prévenir les risques d'exclusion, elle rend possible l'accès à la qualification et à l'évolution dans son emploi, elle permet de s'adapter aux transformations rapides des métiers, de retrouver plus rapidement un emploi. Dans une société où l'écrit est omniprésent via le numérique, la lutte contre l'illettrisme constitue donc la première marche à franchir qui permet à chacun de développer son potentiel, d'accéder à une qualification. 2 500 000 personnes sont confrontées à cette situation. 10 % des demandeurs d'emploi sont en situation d'illettrisme. Le déploiement sur tous les territoires du Plan d'investissement dans les compétences et la mise en place de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté conduiront à un véritable changement d'échelle dans le domaine de la lutte contre l'illettrisme.

Pour parvenir à ce résultat, il est essentiel de s'assurer que les personnes « invisibles », pour lesquelles ces solutions ont été imaginées, bénéficient bien d'une réponse effective à leur problème. Le renforcement de cette dimension nous parait d'autant plus important que les financeurs des actions de formation de base nous alertent actuellement sur leurs difficultés à toucher les personnes les plus fragiles, celles qui sont invisibles et qui ne fréquentent pas les dispositifs, quel que soit leur âge. Le passage d'une logique de prescription à une logique de construction de parcours nécessite de repenser complètement « l'accroche » des personnes confrontées à l'illettrisme. L'accès effectif à une formation aux compétences de base appelle un effort supplémentaire de repérage, de dédramatisation, de mise en confiance qu'aucun dispositif, aussi bien conçu soit-il, ne prend en compte aujourd'hui. Cela suppose en effet la construction de partenariats opérationnels et territoriaux solides avec tous ceux qui connaissent bien les personnes confrontées à cette situation et sont en capacité de les accompagner vers les solutions de proximité qui existent. Nous savons en effet qu'une des difficultés (le chaînon manquant) c'est de permettre aux personnes concernées d'oser entrer durablement dans un parcours qui les conduira à la formation, à la qualification, à l'emploi.

 

Trois constats

Nous faisons trois constats : il est difficile d'entrer en formation, de rester en formation et d'investir durablement les acquis de la formation.

Dans ce contexte, l'ANLCI qui travaille de manière étroite avec l'équipe du Haut-commissaire aux compétences et à l'inclusion par l'emploi, avec la DGEFP et avec les Régions qui mettent en œuvrent les pactes régionaux, propose d'accompagner et d'appuyer un certain nombre de territoires jugés prioritaires dans la co-construction de solutions partenariales qui répondent aux enjeux locaux et qui facilitent l'accès aux formations visant la maîtrise des compétences de base.

Les questions auxquelles nous souhaitons répondre en soutenant les territoires dans la mise en place de solutions co-construites et adaptées sont :

  • Comment atteindre et mobiliser durablement les personnes en difficulté avec les compétences de base ?
  • Comment les accompagner à l'accès effectif à la formation en fonction de leur choix d'avenir professionnel ?
  • Quels parcours innovants et modalités de formation permettent de maintenir leur engagement jusqu'à l'insertion dans l'emploi ?

Par son programme "La coopérative des solutions" proposé sur l'ensemble du territoire national, l'ANLCI choisit l'approche territoriale pour apporter des solutions à un problème qui traverse et interroge tous les dispositifs visant l'inclusion sociale des personnes en difficulté. Il s'agit de prendre en charge de la manière la plus adaptée et la plus personnalisée possible des personnes en difficulté avec les compétences de base, qu'elles soient accueillies au sein des dispositifs ou encore éloignées de l'offre de service d'un territoire donné.

Après avoir lancé son programme en 2019 avec le soutien du Fonds social Européen pour sa réalisation dans les régions métropolitaines, l'ANLCI poursuit ses démarches pour sa réalisation dans les régions et territoires ultramarins en vue de mettre en commun des solutions innovantes à mettre en œuvre sur tous les territoires particulièrement concernés par l'illettrisme. En effet la problématique de l'illettrisme se pose avec une grande acuité dans les départements et territoires d'outre-mer tant pour le public jeune que pour le public adulte. D'autant plus que chacun des territoires présente des particularités tant géographique et économique que social et culturel qui doivent être prise en compte dans la recherche de solutions pertinentes.

 

Éléments de contexte en Guyane

Depuis 1996, la Guyane a mené 4 dispositifs partenariaux successifs visant à favoriser l'apprentissage et la consolidation de la maîtrise des savoirs de base et de la langue française. De fait, l'ensemble des acteurs guyanais que ce soit les services de l'Etat ou les collectivités locales, considèrent la formation de base aux compétences de base comme un axe prioritaire pour un développement durable du territoire. Rappelons les chiffres de l'enquête « Insertion et Vie quotidienne » (2011) : 39% de la population est considérée en grande difficulté avec la lecture ; 20% des personnes scolarisées sur le territoire sont en situation d'illettrisme ; 50% des jeunes ayant passé les tests de la JDC en 2018 sont en grande difficulté avec la lecture, dont la moitié est considérée en situation d'illettrisme. C'est pourquoi l'ensemble des décideurs et des acteurs guyanais restent fortement mobiliser pour agir ensemble pour l'accès de tous à la formation aux compétences visant notamment l'insertion professionnelle.

 

Problématique régionale : Lever les freins à l'entrée et au maintien en formation de base des hommes et des jeunes de moins de 25 ans

Depuis la mise en place du premier dispositif de formation de base en 1996, de nombreuses personnes ont pu s'inscrire et suivre des parcours de formation – environ 9000 inscrits sur la période 1996-2006 et environ 8000 personnes sur la période 2007-2014.

Tout au long de ces années, on a noté que la grande majorité des personnes inscrites dans des parcours de formation de base sont des femmes. Dans les premières années, la proportion femmes/hommes était en moyenne pour l'ensemble du territoire était de 65/35, avec un rapport plus élevé dans l'ouest guyanais avec 60% de femmes et 40% d'hommes. Mais la représentation féminine n'a cessé de s'accentuer et les hommes se font de plus en plus rare dans les formations de base puisque en 2018- 2019 le ratio était de 77/23 pour l'ensemble du dispositif en cours. On note qu'à Cayenne, l'atelier de formation n'a reçu que 19 hommes soit 3% des inscrits en formation, et sur l'ensemble des ateliers du littoral (Cayenne, Matoury, Kourou, Saint-Laurent) les hommes ne forment que 14% du public.

Or dans les remontées chiffrées de plusieurs sources (rectorat, JDC, Insee), on constate que les hommes sont quasi à égalité avec les femmes (49% d'hommes, 51% de femmes en grande difficulté de lecture, Insee IVQ 2012), voir plus en difficulté comme on le voit dans les statistiques sur les jeunes qui sortent sans solutions du système scolaire ou qui décrochent de la scolarité, dans lesquelles les garçons en difficulté sont plus nombreux que les filles.

Le dispositif en cours s'adresse principalement aux demandeurs d'emploi et on pourrait penser que cette problématique est inversée pour les salariés. Or, même si les hommes sont un peu plus nombreux, cette disparité homme/femme en formation de base apparaît également pour les salariés. Durant la période 2007-2013, les formations de base ouverte aux salariés ont reçu également une majorité de femmes et seulement 39% d'hommes.

Entre 1996 et 2000, les jeunes de moins de 25 ans étaient bien représentés dans le public du DPLI Guyane, mais le public jeune a nettement diminué dans le programme 2000-2006, pour ne plus représenter 1/5 du public total du programme 2007- 2013. Pourtant les jeunes de moins de 25 ans sont nombreux à être en situation d'illettrisme comme le montre le repérage effectué lors des Journées Défense Citoyenneté.

La mission locale régionale mentionne aussi nombre de jeunes qui ne peuvent accéder à des formations qualifiantes ou prétendre à certains emplois faute d'une maîtrise suffisante de l'écrit ou de la langue française. Cette disparité dans l'accès à la formation pose problème car la moitié du public en grande difficulté de lecture serait exclue de la formation ?

De plus, les formations de base développent l'ensemble du socle de connaissances et compétences professionnelles y compris les savoir-être et les compétences sociales si importantes pour l'accès et le maintien dans l'emploi ainsi que toutes les connaissances liées à l'hygiène et la sécurité au travail. Or les hommes travaillent ou cherchent des emplois dans des secteurs d'activités dans lesquelles ces domaines de compétences sont primordiales.

Les jeunes de moins de 30 ans représentent une force et une part importante de la population guyanaise. Futurs parents, jeunes parents ils sont le vecteur du développement de l'écrit dans la vie quotidienne des familles qui va de pair avec le suivi scolaire des enfants et la réussite éducative. Du point de vue économique, les entreprises guyanaises ont besoin de jeunes qualifiés et autonomes. Il est vraiment nécessaire d'inciter les jeunes a profiter des secondes chances de formation qui leur sont ouvertes.

 

Objectifs du projet

Impulser de démarches coordonnées entre les différents acteurs pour lever les freins et faciliter un accès effectif aux formations aux compétences de base des jeunes et du public masculin.

Co-construire des solutions innovantes visant l'accompagnement des jeunes en grande difficulté face à l'écrit vers et pendant des parcours de formation et d'insertion professionnelle sans ruptures.

Échanger des solutions inspirantes concrétisées au sein des actions de formation et d'accompagnement destinées aux jeunes en situation d'illettrisme favorisant la sécurisation de leur accès à l'emploi ou au 1er niveau de qualification.

 

Étapes de réalisation du projet

Action 1. Ateliers participatifs. Organisation de 17 ateliers locaux sur 5 communes (Cayenne, Kourou, Saint-Laurent, St Georges et Maripasoula) avec des bénéficiaires potentiels de formation de base et des professionnels opérateurs et prescripteurs. Ils seront précédés par un recueil de données réalisé à partir de deux enquêtes avec les deux catégories de participants sollicités. Ces ateliers viseront à échanger entre les participants au sujet des freins à l'entrée en formation et à faire émerger des solutions possibles.

Action 2. La coopérative des solutions. Il s'agit de prototyper, tester et présenter trois solutions innovantes pour donner suite aux travaux des ateliers locaux en vue d'inspirer et encourager la prise d'initiative des participants. Les solutions seront documentées et présentées lors d'un atelier régional et à la rencontre nationale en vue d'impulser de nouvelles méthodes de travail collaboratif sur le territoire, impliquant des professionnels et des bénéficiaires potentiels.

 

Bénéficiaires

  • Opérateurs de formation, intervenants et équipes pédagogiques des organismes de formation, des associations.
  • Conseillers de Pôle Emploi, des agents des agences territoriales d'insertion (RSA), des conseillers de la mission locale, des conseillers de OPCO.
  • Intervenants de l'action sociale, notamment dans les zones rurales et les territoires de Politique de la ville.
  • Représentants des personnes en cours de formation dans les ateliers du PREFOB Guyane.

La méthode de travail choisie contribuera :

  • à la professionnalisation des acteurs de la formation de base et à la restructuration de leur réseau
  • à la connaissance commune des publics et de l'offre de formation de base pour une efficacité accrue des parcours de formation
  • à la formalisation et à l'échange de bonnes pratiques visant à conduire au changement dans une perspective d'amélioration des services d'accueil, d'orientation et de formation rendus à la population et de facilitation des conditions d'accès.

 

Finalités du projet

L'approche territoriale retenue par l'ANLCI dans le cadre de cette opération devra favoriser la prise en charge de la manière la plus adaptée des personnes en situation d'illettrisme pour garantir leur accès à la formation de base et le maintien de leur engagement dans des parcours jusqu'à la réussite de leur inclusion sociale et professionnelle, qu'elles soient accueillies au sein des dispositifs ou encore éloignées de l'offre de service d'un territoire donné.

Pour atteindre cet objectif, nous proposons dans le cadre de cette opération de déployer, dans un premier temps, sur 5 territoires touchés par l'illettrisme (Cayenne, Kourou, St Laurent, St Georges, Maripasoula), des ateliers participatifs qui rassemblent l'ensemble des ressources et compétences locales pour identifier les freins et faire générer des solutions possibles pour mieux accompagner les personnes confrontées à l'illettrisme vers les dispositifs existants, vers des parcours sans ruptures. Ces ateliers seront basés sur les résultats d'un recueil de données préalable interrogeant les pratiques et les représentations des acteurs et des bénéficiaires de l'accompagnement et de la formation. La conception de ces solutions impliquera les personnes concernées par l'illettrisme elles-mêmes, fédérera les bons acteurs locaux autour du projet, et apportera une réelle valeur ajoutée en termes d'accès à la formation aux compétences de base, par rapport à ce qui existe déjà.

Pour ce faire, nous proposons pour chaque territoire :

  • d'impulser l'installation d'une coalition locale,
  • d'apporter un appui dans la modélisation d'une solution partenariale (identification des besoins liés à l'illettrisme non encore satisfaits, design de la solution, prototype),
  • d'identifier un pilote
  • d'accompagner l'amorçage de la solution sur le territoire.

Notre volonté est d'impulser de démarches coordonnées entre les différents acteurs et de les accompagner vers une mise en œuvre   effective et immédiate des solutions. Il s'agira d'aller au-delà de la valorisation d'actions existantes pour développer de nouvelles solutions, intégrant les outils et les démarches de l'ANLCI.

Le projet vise à installer des coopérations entre différents types de partenaires/acteurs sur un territoire, les réunir pour qu'ils fassent cause commune, et qu'ils dessinent ensemble et rapidement une solution pour agir, dans leur cœur de métier et en complémentarité avec tous les autres. L'enjeu étant bien d'identifier les personnes en situation d'illettrisme, de les mettre en confiance, de les mobiliser et surtout de les orienter en évitant des ruptures dans leurs parcours. Pour amener les personnes en situation d'illettrisme à s'engager durablement en formation, dans un parcours sans rupture, la 1ère étape consiste à créer des espaces et des occasions de rencontres entre ces mondes qui travaillent tous dans un même but, sans jamais avoir l'occasion de se rencontrer.

Le projet propose donc de repenser le repérage, l'orientation et l'accompagnement des personnes en situation d'illettrisme pour lesquelles nous savons que la seule affirmation d'un droit à la formation ne suffit pas : pour que l'accès à la formation soit effectif, tous ceux qui entourent les personnes confrontées à l'illettrisme doivent s'obliger individuellement et collectivement à accompagner les personnes vers un parcours de formation adapté. La participation des personnes concernées renforcera leur motivation et leur implication dans la construction de partenariats plus pertinents en réponse à leurs difficultés. Elle permettra aussi de vérifier directement, la pertinence de certaines propositions.

Pour résumer, après avoir identifié, formalisé et diffusé les bonnes pratiques d'acteurs et impulsé une prise de conscience pour l'inclusion numérique des personnes en situation d'illettrisme, l'ANLCI propose par la présente opération de réunir dans une même dynamique à l'échelle d'un territoire des acteurs qui, forts de leurs expériences, de leurs réussites mais aussi de leurs questionnements agiront ensemble pour la même finalité.

Quant à l'originalité des dispositifs guyanais, elle réside dans deux principes structurants :

Tout d'abord, la volonté d'accueillir en formation les personnes en difficulté quel que soit leur statut et sans prérequis d'entrée en formation, dans des formations adaptées au contexte local, et l'instauration d'une démarche de travail collaborative entre les acteurs institutionnels afin de mutualiser les énergies et participative avec les bénéficiaires dans un souci de les associer à la réflexion sur les solutions à développer.

De ce fait les acteurs guyanais ont des habitudes de travail de réflexion partenarial et de mise en réseau de leurs idées, de leurs moyens, de leurs ressources au service du développement de solutions adaptées au territoire et aux publics. Ainsi la mise en place des modalités de travail définies dans le projet national s'en trouvera faciliter notamment l'installation des coopérations entre différents partenaires/acteurs et leur réunion autour d'une thématique commune.

En conclusion, les finalités de ce projet s'inscrivent dans les priorités transversales suivantes :

  • Favoriser la mise en relation entre les personnes confrontées à l'illettrisme et l'offre de formation
  • Développer des solutions prenant en compte les difficultés liées au contexte local
  • Améliorer les pratiques institutionnelles et partenariales
  • Tester de nouveaux outils ou démarches facilitant l'accès effectif à la formation
  • Favoriser l'égalité Hommes-Femmes d'accès à la formation

Calendrier du projet

  • Avril – juin 2020 : Présentation du programme national de l'ANLCI « La coopérative des solutions » aux principaux acteurs intervenant en Guyane, stabilisation des étapes de réalisation de l'opération, exploration des réseaux potentiellement concernés, choix des territoires et élaboration des questionnaires du recueil de données de terrain.
  • Juillet – août 2020 : Réalisation de 2 enquêtes, prescripteurs et publics, sur les territoires retenus, traitement de données et publication des résultats.
  • Septembre – octobre 2020 : Animation de 17 ateliers participatifs sur 5 territoires retenus.
  • Octobre – novembre 2020 : Animation de 3 ateliers de prototypage et tests de solutions, d'un atelier régional et élaboration des documents de présentation des solutions et synthèse des travaux.
  • Décembre 2020 : Présentation des solutions co-construites à la rencontre nationale de la Coopérative des solutions, prévue à Lyon les 9 et 10 décembre 2020, expérimentation du module ANLCI d'aide en ligne au repérage des personnes confrontées à l'illettrisme, bilan de l'opération et diffusion en ligne des documents et outils produits.

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