L’enquête IVQ 2004-2005

Plus de 3 millions de personnes adultes concernées

Pour la première fois en France des chiffres issus d’une enquête non déclarative.

Dès 2001, l’ANLCI a engagé avec l’INSEE et plusieurs de ses partenaires un travail de mesure du nombre de personnes adultes en situation d’illettrisme sur le territoire métropolitain, afin de savoir plus précisément où faire porter les efforts et comment articuler les actions.

L’enquête Information et Vie Quotidienne, conduite dès 2002 par l’INSEE, a été menée sur un échantillon représentatif de 10 000 personnes de la population adulte âgée de 18 à 65 ans*, qui représente près de 40 millions de personnes. Puisqu’il s’agissait de mesurer l’illettrisme, c’est sur la partie de la population qui a été scolarisée en France qu’a porté l’exploitation de l’enquête, soit plus de 34 millions de personnes.
Un module de tests spécialement conçu pour et par l’ANLCI a été utilisé pour cette enquête, qui proposait aux personnes interrogées à leur domicile des situations proches de celles qu’elles peuvent rencontrer dans leur vie quotidienne, afin d’évaluer leurs niveaux de compétence à l’écrit (lecture, écriture, calcul…).

Les chiffres globaux

Des chiffres pour éclairer les politiques

9 % de la population adulte âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisée en France est en situation que l’on peut qualifier d’illettrisme, soit 3 100 000 personnes en métropole.

Qui sont-elles ?

Sur ces 3 100 000 personnes en situation d’illettrisme :

  • La moitié a plus de 45 ans. Attention aux idées reçues qui limitent ce phénomène aux classes d’âge les plus jeunes alors qu’ils augmentent avec l’âge.
  • Plus de la moitié exerce une activité professionnelle. La lutte contre l’illettrisme touche donc de très près le monde du travail, de l'entreprise.
  • 74 % d’entre elles parlaient uniquement le français à la maison à l’âge de 5 ans. Attention aux idées reçues qui assimilent illettrisme et immigration.

Où vivent-elles ?

  • 50 % des personnes concernées en situation d’illettrisme, vivent dans des zones rurales ou faiblement peuplées, ce qui signifie que la politique doit s’organiser sur tout le territoire.
  • 10 % vivent dans les zones urbaines sensibles (ZUS).

Et pour les plus jeunes ?

Des indications précises sur les jeunes âgés de 17 ans, soumis à des tests, nous sont fournies grâce à la Journée d’Appel de Préparation à la Défense (chiffre 2004, avec le soutien du Ministère de la Défense et de l’Education Nationale) :

  • 4,5 % des jeunes âgés de 17 ans se trouvent en situation d’illettrisme.
  • 11 % ont des difficultés de compréhension d’un texte simple.